A un mois de la Conférence Rio+20 sur le développement durable, le Conseil économique, social et environnemental a voulu prendre une position forte et engageante pour l'avenir de notre planète. Le Groupe des associations a soutenu cet avis.
Dans quelques jours, un événement majeur prendra place sur la scène internationale, la conférence de Rio+20 sur le développement durable. Depuis le Sommet de la terre qui a consacré la notion de développement durable à Rio en juin 1992, la prise de conscience de l’urgence de l’action a beaucoup muri. Mais, face à l’épuisement des ressources de la planète, à l’érosion de la biodiversité, au changement climatique, le défi pour la conférence de Rio de juin 2012 revêt une tout autre ampleur : la mobilisation des Etats et des sociétés civiles en faveur d’un développement durable au service du progrès humain. Dans cette perspective, le CESE a décliné ses préconisations selon trois grands axes : la réduction des grands déséquilibres mondiaux; la structuration d’une gouvernance mondiale autour des objectifs du développement durable via notamment la création d’une organisation mondiale de l’environnement ; le renforcement des mécanismes de participation des acteurs de la société civile.
Les Etats, les medias, les citoyens seront-ils au rendez-vous à Rio ?
Le CESE a adopté le 22 mai 2012 l’avis rapporté par Françoise Vilain (Groupe des Entreprises) par 178 voix et 1 abstention.
Déclaration du Groupe des Associations
Le groupe des associations souhaite souligner la cohérence des travaux élaborés au sein de la section des Affaires européennes et internationales du Conseil économique, social et environnemental. Du G20 à Durban, de Durban à Rio +20, l’affirmation de la nécessité de revoir le modèle économique actuel peu soucieux de la préservation de l’environnement a toujours été une constante.
Nous ne pouvons plus produire et consommer en négligeant l’érosion de nos ressources naturelles et en niant l’urgence de remédier à l’inégal partage des richesses. A ce titre, la mise en lumière de l’économie sociale et solidaire apparaît comme particulièrement pertinente. C’est par le développement des valeurs et des pratiques des actrices et des acteurs de l’ESS que nous engagerons de manière pragmatique un changement de paradigme pour une économie fondée sur la solidarité.
Deux points qui construisent une « doctrine partagée » paraissent essentiels : la réforme de la gouvernance mondiale d’une part et l’implication de la société civile d’autre part.
Après le Sommet de la Terre en 1992, la société civile a été un acteur majeur du suivi et de l’évaluation des engagements pris. Malheureusement nombre d’entre eux n’ont pas été réalisés. Les associations se mobilisent à nouveau aujourd’hui pour faire entendre leur voix à Rio en demandant notamment, comme mentionné dans le projet d’avis, l’application effective de l’engagement des pays développés d’allouer au moins 0,7% de leur revenu national brut à l’aide publique au développement. Pour le groupe des associations, cette APD doit pouvoir prendre la forme de dons plutôt que de prêts quand c’est nécessaire.
Le groupe tient également à soutenir les préconisations proposées par la rapporteure en ce qui concerne l’enrichissement du principe 10 de la Déclaration de Rio-92. Il s’agit de répondre aux exigences démocratiques nouvelles, conformément à un processus dit « ascendant ». Le groupe des associations est attaché à voir un rôle accru de la société civile en amont comme en aval de la prise de décisions
Enfin, la Conférence de Rio+20 devra permettre des engagements clairs en termes de régulation, notamment en définissant, à côté du PIB, de nouveaux indicateurs de gestion de la planète et de représentation du bien-être économique et social. La création d’une organisation mondiale de l’environnement constitue également un déterminant essentiel pour une gouvernance efficace et responsable.
Le Groupe des associations a voté l’avis en formulant le vœu que les parties prenantes à Rio+20 parviennent à un accord autour d’une feuille de route 2012-2020 qui précise les modalités de décisions et les moyens à mettre en œuvre pour enclencher la transition écologique et sociale.
















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