A l'heure des Jeux Olympiques, l'occasion est idéale pour prendre conscience du poids du secteur associatif sportif en France. Avec 280 000 associations sportives actives, près d'une association sur quatre de notre territoire est une association sportive. Un secteur en pleine professionnalisation qui doit faire face à la demande croissante d'un public de plus en plus exigeant.
Le secteur sportif se caractérise par son fort dynamisme: plus de 27 000 associations sportives ont été créées entre 2007 et 2009. Mais il est aussi un secteur en pleine mutation.
Deux tendances parallèle le traversent:
- une augmentation des exigences des pratiquants : comme l’explique Myriam Antoine, directrice de la délégation Sport et Sociétés au CNOSF, dans la Lettre DLA et Territoires spéciale sport, les pratiquants se comportent de plus en plus souvent en “consommateurs, s’inscrivant à une activité donnée une année, puis à une autre l’année suivante”.
- Une nécessité de professionnalisation accrue : face à l’augmentation du nombre de licenciés, les associations sont conduites à employer du personnel. En 2005, on comptait 48 500 associations employeuses regroupant 165 000 salariés (équivalant à 72 000 ETP).
En terme de financement, le budget du secteur sportif est estimé à 35 milliards d’euros, soit 1.9% du PIB. La structure des ressources des associations sportives se caractérise par le poids des cotisations (38%). Viennent ensuite les recettes d’activités (22%), les subventions publiques (24%), le mécénat et le don (6%).
Parmi les financeurs publics, ce sont les communes qui sont les principaux financeurs (21% du budget) suivies de loin par les départements (7%), les régions (6%) et de l’Etat (5%).
Quant à l’emploi dans le secteur sportif, il se démarque par une diversité de statut et par le grand nombre de salariés ayant plusieurs employeurs (presque 40%). Un grand nombre de ces emplois sont atypiques: 50% de temps partiel et 33% d’une durée inférieure à 20 heures par semaine. Le salariat y est plutôt masculin 55% d’hommes contre 45% de (femmes).
L’enjeu de mutualisation des emplois y est donc particulièrement crucial d’autant que comme le souligne Myriam Antoine, “le partage d’emploi n’est pas encore un réflexe naturel dans cette branche professionnelle jeune”.
Pour aller plus loin, télécharger la fiche Le sport en quelques chiffres du Cnar sport















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